Faut-il aimer son travail ?
L’injonction à être passionnée par ce qu’on fait est devenue aussi pesante que l’injonction à trouver le grand amour. Mais et si cette promesse était, elle aussi, légèrement mensongère ?
Il y a une pression particulièrement forte sur les femmes d’aujourd’hui : non seulement travailler, mais aimer travailler. Ce cumul d’exigences produit une nouvelle forme de culpabilité.
La réalité est que la plupart des travaux comportent des parties stimulantes et des parties fastidieuses. Cette coexistence est normale — elle n’est pas le signe d’une vocation manquée.
Ce qui compte peut-être davantage que d’aimer son travail, c’est d’avoir un rapport honnête à ce qu’il apporte. Est-ce qu’il donne suffisamment pour justifier ce qu’il prend ?
Il y a aussi une liberté dans le fait de ne pas tout miser sur le travail pour son épanouissement. Avoir une vie en dehors — c’est une protection, pas un manque d’ambition.
Ellis & Cie — La Lettre
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