Faut-il être forte pour être respectée ?
La « femme forte » est devenue un archétype ambivalent. D’un côté, elle incarne l’émancipation. De l’autre, elle est devenue une nouvelle injonction.
Le respect ne devrait pas être conditionnel à la force. Les femmes perçues comme « fortes » sont souvent traitées avec une forme de respect particulière. Leur robustesse est leur qualification.
Mais ce respect-là est conditionnel. Il disparaît au moment où la femme forte montre une fragilité, un doute, une limite.
Il y a un autre type de respect — plus rare, plus précieux — qui n’est pas conditionné à la performance. Celui qui reconnaît la personne complète.
La question n’est peut-être pas « faut-il être forte pour être respectée » mais « dans quels contextes le respect qu’on me porte est-il conditionnel ? »
Ellis & Cie — La Lettre
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