Pourquoi avons-nous tant de mal à nous reposer ?
Le repos est présenté comme une nécessité évidente. Et pourtant, quelque chose résiste. Une culpabilité diffuse. Une agitation qui subsiste même quand le corps est immobile.
Cette difficulté n’est pas individuelle. Elle s’inscrit dans un contexte culturel qui valorise le mouvement, la productivité, l’occupation permanente. Se reposer — vraiment se reposer — est devenu une forme de résistance douce.
Il y a aussi une dimension psychologique propre à beaucoup de femmes : le repos qui génère une liste mentale. À peine assise, voilà qu’on pense à ce qui attend. Le corps s’arrête mais l’esprit continue à tourner.
Le vrai repos — celui qui reconstitue vraiment — demande une forme de permission qu’on se donne à soi-même. Cette permission n’est pas automatique. Elle se construit souvent contre un fond intérieur qui associe l’inaction à la paresse.
Ce qui aide, parfois, c’est de distinguer les différents types de repos. Le repos physique. Le repos cognitif. Le repos émotionnel. Et le repos créatif. On peut avoir besoin de l’un sans avoir besoin des autres.
Ellis & Cie — La Lettre
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