Pourquoi certaines maisons nous apaisent-elles ?
Il y a des maisons où l’on entre et où l’on respire différemment. L’air semble plus calme. Les meubles ne semblent pas avoir eu peur d’être là. La lumière tombe d’une manière qui ne donne envie ni d’allumer ni de tirer les volets.
L’agencement d’un espace dit quelque chose de la personne qui y vit — non pas ses goûts décoratifs, mais sa relation à l’espace, au temps, aux autres et à elle-même. Les maisons qui apaisent sont rarement les plus spectaculaires.
Il y a aussi la question de la lumière, du silence, du rapport à l’extérieur. Les maisons apaisantes ont souvent une relation intentionnelle avec ces éléments. Ces choses ne s’achètent pas : elles se décident.
Ce que ces maisons partagent, c’est peut-être une forme d’honnêteté. On sent que la personne qui y vit y est vraiment — qu’elle n’a pas décoré pour être regardée, mais organisé pour habiter.
Et il y a ce facteur difficile à nommer : la continuité. Les maisons qui apaisent ont souvent une histoire, même courte. Des objets qu’on garde parce qu’ils signifient quelque chose. Cette dimension narrative se perçoit dans l’atmosphère d’un lieu.
Ellis & Cie — La Lettre
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